Matoub Lounes

Matoub Lounes
Rappelez-vous, si je viens à tomber dans un fossé, mon âme vous appellera. » Matoub Lounès, des années (25 juin 1998) après son assassinat par les forces du mal, est plus que jamais présent dans les c½urs de ces milliers d'adulateurs qui le proclament à chaque instant malgré sa disparition. Ses textes poétiques et son engagement contre le pouvoir et l'intégrisme islamique demeurent toujours le référent de toute une jeunesse lassée des vieilles litanies que le pouvoir perpétue dans ses agissements. « Seule la culture du genre ''arabo-islamique'' a été favorisée par le système et appuyée par l'arabisation au rabais et les films égyptiens. Où est la place de la culture berbère ? Où sont nos coutumes et traditions ? La robe kabyle ou le haïk algérois n'ont rien à envier au djelbab iranien ou soudanais. Pourquoi ne parle-t-on pas de Kahina, de Koceïla et des autres guerriers berbères ? Pourquoi pas des édifices en leur nom ? Pourquoi ignore-t-on la civilisation berbère ? » Sont autant de requêtes qui démontrent avec conformité la position intransigeante de son combat et son refus criant de l'extravagance, devenue depuis l'indépendance une vertu du pouvoir. Nul ne peut ignorer l'apport indéfectible que le chantre de l'amazighité a apporté à l'inspiration de l'action culturelle et le déclic qu'il engendre dans la création culturelle. A titre d'exemple, l'une de ses chansons a été une source d'inspiration pour le montage d'un court métrage sous forme de cassette vidéo, sortie sur le marché sous le titre Azal n tsar (le prix de la vengeance) qui a d'ailleurs été primée lors du Festival du cinéma amazighe, qui s'est tenu à Oran. « Lorsque je dis quelque chose, je pense que c'est la vérité, mais si je me rends compte que c'est le contraire, je le reconnais, et je ne persiste pas dans l'erreur, c'est là aussi un rétablissement de la vérité. » Une qualité que Lounès a de tout temps préservée d'où sa lucidité et son éveil précoce qui ont fait de lui un rebelle et un défenseur acharné des causes justes qu'on retrouve distinctement dans ses textes matérialisant à la fois les soupirs et les inquiétudes d'un peuple dépossédé de son identité ancestrale. Des textes qui ne sont pas uniquement de l'exaltation de l'âme ou encore du lyrisme, mais plus une prise de conscience et une arme à une sensibilisation de toutes les couches sociales pour un engagement continu et durable de la cause. Lounès en affirmant « je ne me crois pas leader. J'essaie de défendre une cause que je trouve juste, c'est tout », n'est pas de ceux qui se proclament des pionniers du militantisme et de la démocratie en Algérie. « Moi, j'ai fait un choix, Djaout avait dit : il y a la famille qui avance et la famille qui recule. J'ai investi mon combat aux côtés de celle qui avance. » Un choix bien rempli par Lounès au détriment des suites pénibles qu'il a réussi malgré tout à surmonter avec le soutien de tout un peuple qui s'est d'ailleurs montré reconnaissant à chaque fois que l'occasion s'est présentée : « Je pense que le public mérite plus. Disons que j'ai appris une chose : je suis un chanteur pas ordinaire. Dans les moments difficiles et douloureux, n'étaient ces gens, je n'aurais jamais remonté la pente. Le public était là, à mon chevet, pendant des mois. J'ai subi dix-sept interventions chirurgicales en un temps record, c'est grâce à Dieu Le Tout-Puissant et à l'amour de ces gens que je suis ce que vous voyez. » « J'ai même repris l'hymne national à ma manière. » Un tournant décisif qu'il n'avait pas peur d'affronter en dépit des risques encourus. Une manière aussi de déclencher la mémoire collective pour prévenir d'abord et mobiliser ensuite. Son franc-parler a fait de lui un symbole de résistance et un symbole de revendications devenus indissociables auprès de la communauté réceptive. Sept ans après sa disparition, les circonstances exactes de son assassinat demeurent toujours floues ; comme si Lounès avait raison en disant : « Dieu me rendra justice, car la justice des hommes a malheureusement choisi le chemin de l'exil. » Outre sa poésie revendicatrice et engagée, Lounès Matoub n'a pas omis ou par nécessité de composer dans le « lyrico-dramatique » caractérisé dans sa globalité de textes traitant du vécu social, d'amour, mais aussi de douleur et d'affliction d'une perfection inégalée jusqu'ici. La richesse de son lexique est là pour en témoigner. Cet homme, haut comme le ciel et tellement « profond » à tel point qu'on peine à atteindre le fond, a réussi à laisser derrière lui toute une génération qui continue à montrer sa détermination à aller jusqu'au bout de ses aspirations quitte à les payer de son sang. Nous ne saurions conclure sans inclure cette phrase symptomatique du chantre : « Je sais que je vais mourir dans un mois, deux mois, je ne sais pas. Si on m'assassine qu'on me couvre du drapeau national et que les démocrates m'enterrent dans mon village natal, Taourirt Moussa. Ce jour-là, j'entrerai définitivement dans l'Eternité

# Posté le mardi 03 février 2009 14:31

LE TOMBEAU DE Matoub Lounes

LE TOMBEAU DE Matoub Lounes
voila c'est içi que repose M.Matoub Lounes
que Dieu est ton ame......
même si t'es plus pour nous t'es toujours la


Ils l'ont assassiné, sur la route ils l'ont jeté, chantait la chorale des enfants qui lui avait rendu hommage à Matoub Lounas au Zénith à Paris en 1999. Les assassins voulaient être certains d'avoir achevé Matoub Lounas, l'artiste-militant berbère de Kabylie, Algérie.

Son corps était criblé de balles de la haine et de la terreur. Un message à la Kabylie résistante et à tous les militants de la démocratie en Algérie et dans le monde. Mais, cette cruauté n'a fait que renforcer les rangs de la génération matoubienne qui scandait au prix de sa vie : Matoub "Yela Yela" (Matoub n'est pas mort). Cette cruauté n'a fait qu'aider des millions de personnes à travers le monde à prendre conscience du danger du cocktail intégriste et mafieux qui menace la stabilité même de l'humanité. Assassiné en 1998 à Tizi-Ouzou en Kabylie, Matoub Lounès, 42 ans, demeure vivant dans la tête et le cour de la Kabylie et des Imazighens (Berbères) du monde entier. Il devient
le symbole inébranlable du combat identitaire amazigh et de tous les combats des droits de la personne et des peuples opprimés sur la planète. Matoub Lounès est également cet artiste berbère algérien talentueux, hors pair, qui s'est fait loin des officiels et de médias de service. La voix, la mélodie, le texte et beaucoup de détermination lui ont donné cette RAGE de chanter fièrement sa cause et les douleurs de son peuple d'une façon professionnelle. Le chaâbi kabyle a été perfectionné par Lounès. Même ses détracteurs le savent.

# Posté le mardi 03 février 2009 14:30

25 juin 1998 >>> après on oublie pas Matoub Lounes

25 juin 1998 >>> après on oublie pas Matoub Lounes
Voila alors que je regardé mon poster de Matoub Lounes dans ma chambre ce texte m'est venu à l'esprit!






Matoub Lounes quand t'es parti , ta laissé une jeunesse
Le chômage et la misère ont renforcé nos faiblesse
Maintenant comme avant on vit dans la détresse
Comment aller de l'avant alors que nos frères sont victime du sang
La jeunesse kabyle est victime d'un pouvoir débile

Matoub Lounes tu étais notre héros en « bas »
Tu dérangé un pouvoir mafieux et assassin
Tu disait tout haut ce que l'on pensait tout bas
Ton courage était un exemple, il nous a réveiller comme on allume un lampe
Mais le 25 Juin un assassin a commis ce crime, il a tué un Homme sublime
Malgré cela tu restes et tu resteras notre héros en « haut »


Matoub Lounes on t'oubliera pas
Ton combat continu et continuera
Matoub Lounes on t'oubliera pas
Le peuple Kabyle vaincra, en ton honneur
On vivra dans le bonheur
L'amour et la liberté seront nos valeurs
Matoub Lounes en guise de chaleur

# Posté le mardi 03 février 2009 14:25

voila la vraie hymne national en kabyle :Matoub petit ; car il a repondu très jeune à l'apel

voila la vraie hymne national en kabyle :Matoub petit ; car il a repondu très jeune à l'apel
paroles en kabyle

Kker a mmi-s umazigh !
I tij nnegh yuli-d,
Atas ayag' ur -t-zrigh,
A gma nnuba nnegh tzzid.

A zzel an-as i Masinisa :
T amurt is tukwi-d ass a,
Win ur nebgh' ad iqeddem,
Argaz ssegnegh yif izem.

In-as, in-as i-Yugurta :
Arraw-is ur-t-ttunn-ara,
Ttar ines d-a-t-id-rren,
Ism-is a-t-id-sekfen.

I Lkahina Icawiyen
A tin is ddan irgazen
I n-as ddin i-gh-d-gga
Di laâmer ur-ten-tett'ara.

S umeslay nnegh annili,
Azekka ad yif idelli,
Tamazight atgem atternu,
D asalas bwemteddu.

Seg durar durar id tekka tighri,
S amennugh nebda tikli,
Tura,tur'ulac akukru,
Annerrez wala anneknu.

Tamurt L-Lezzayer aâzizen
Fellam annefk idammen,
Igenni-m yeffegh-it usigna
Itij-im d lhuriya.

A lbaz n tiggureg yufgen,
Siwd sslam i watmaten,
Si terga Zeggwaght ar Siwa,
D-asif idammen a tarwa.

TRADUCTION EN FRANCAIS :

Debout fils d'Amazigh !
Notre soleil s'est levé,
Il y a longtemps que que je ne l'avais vu,
Frère, notre tour est arrivé.

Cours dire à Massinissa :
Que son pays est aujourd'hui réveillé,
Quand à celui qui ne veut pas avancer,
Qu'un seul de nous vaut plus qu'un lion.

Dis, dis à Yugurtha :
Que ses enfants ne l'ont pas oublié,
Qu'ils le vengeront,
Qu'ils deterreront son nom.

A la Kahina des Chaouis
Qui a guidé les hommes,
Dis :"le pacte qu'elle nous a laissé,
Jamais nous ne l'oublierons.

Nous vivrons avec notre langue,
Demain sera meilleur qu'hier,
Le berbère croîtra et prospérera,
C'est le pilier du progrès,.

Des monts est venu l'appel,
Nous sommes partis pour le combat.
Maintenant, maintenant plus d'hésitation,
Nous briserons mais nous ne plierons pas.

Algérie bien aimée,
Pour toi, nous verserons notre sang,
Ton ciel s'est éclairé,
au soleil de la liberté.

Ô faucon, volant en liberté,
Salue bien nos frères.
De Rio de Oro à Siwa,
Enfants, le même sang nous unit.

# Posté le mardi 03 février 2009 14:23

mieu que luit il ye na pas

mieu que luit il  ye na pas
Matoub Lounès est né le 24 Janvier 1956 à Taourirt Moussa - Tizi Ouzou. Il a débuté sa carrière professionnelle 1978 par l'enregistrement de son premier album "Ay Izem anda tell id ?" (Oh lion où est tu ?) chez Agraw édition dirigée à l'époque par le chanteur Idir., ce premier album eu un succès phénoménale.
Son ½uvre se compose pour l'essentiel, de chansons engagées à la cause identitaire Berbère et aux valeurs démocratiques. Défenseur farouche de la culture amazigh Matoub Lounès n'a jamais hésité à manifester sa rébellion face aux thèses des intégristes et à dénoncer la politique d'arabisation forcée de l'école, de l'administration et des médias publics.

Pionnier du Mouvement Culturel Berbère et principal animateur du Printemps Berbère en octobre 1980 plusieurs fois interdit de rentrer en Algérie, souvent arrêté et relâché par la sécurité militaire Matoub a était grièvement blessé par cinq balles à un barrage de gendarmerie parce qu'il transportait des tracts appelant la population à la vigilance.
Le 25 Septembre 1994, juste après la quatrième semaine de la grève des écoliers dite la grève "du cartable" (Année Blanche où aucuns enfants Kabyles n'est partie en cours pour réclamer l'enseignement de la langue Berbère) Matoub fut enlevé et détenu pendant deux semaines par un groupe armé islamiste. Il sera libéré le 10 octobre suite à la solidarité et la mobilisation de toute la Kabylie. Le 18 Janvier 1995 il publie un ouvrage autobiographique Le Rebelle et donne un double récital au Zénith le 28 Janvier 1995.Il recevra le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand pour son parcours et pour son livre. En mars 1995, le Ski Club International des Journalistes S.C.I.J. (Canada) lui remit Le Prix de la Liberté d'expression.

Le 25 juin 1998, Matoub Lounès est assassiné par les ennemis de la Démocratie et de la Culture Berbère sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie. Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Le 28 Juin, plusieurs milliers de personnes ont assisté à l'enterrement du poète devant sa maison dans son village natal à Taourirt Moussa, s'en suivra plusieurs semaines d'émeute de la part de la population kabyle qui réclament toujours la vérité sur le meurtre du Héros de la Kabylie Son dernier album « Lettre ouverte aux... », parut quelques semaines après l'assassinat, celui-ci contient une parodie de l'hymne national algérien dans laquelle il dénonce le pouvoir en place.

Que représente pour vous Matoub Lounès ?

Mohand 19ans Etudiant Paris 17°

Pour moi c'est l'image de la Kabylie ! C'est le premier artiste à avoir revendiqué de manière honnête et forte la culture Berbère mais surtout la langue kabyle. Il représente pour moi le principal investigateur de la révolte Kabyle. C'était l'espoir de toute une jeunesse et aujourd'hui qu'il est plus là on se doit de faire honneur à sa mémoire et de continuer le combat.

Linda 21 ans Hôtesse Essonne 91

Une icône représentant un peuple qui se bat pour ses valeurs et sa reconnaissance. Il est connu, approuvé et acclamé par tous, il était le porte parole des Kabyles, il a su déchaîner les foules, rien d'étonnant à ce que son nom sois synonyme de combat ! Malgré son assassinat il restera une légende vivante.

Ramdane, 20 ans, Etudiant BTS Banque, Alfortville 94

Matoub Lounès est un grand chanteur et poète Kabyle qui a toujours combattu pour la liberté d'expression et contre toutes les formes d'injustice et c'est l'un des plus grand militant de la cause Berbère après Mouloud Mammeri. C'est tout simplement un homme qui a toujours su être direct et honnête par rapport au pouvoir algérien. Il a fait avancé le combat Berbère par ses chansons où il revendiqué toujours la reconnaissance légitime de la langue et de la culture Berbère. Que Dieu ait l'âme de tout ceux qui lui ressemble !!!

Lydia 22 ans Vendeuse Reims

Matoub représenté « assirem » l'espoir kabyle c'était le porte parole de tous les Kabyles et il n'a jamais eu peur de dire tous haut ce que tout le monde penser tous bas « izem » le lion Kabyle, il porte bien son nom. J'écoute toujours ses chansons en voiture ou chez moi car il chantait merveilleusement bien avec sa voix exceptionnelle. Il a payé de sa chair son attachement à la culture Berbère. A nous maintenant de reprendre le flambeau pour que la flamme ne s'éteigne pas !

Mehdi 16ans Etudiant Ivry Sur Seine 94

Pour moi Matoub Lounès représente, avec toute la combativité qu'on lui connait, la liberté par excellence, il a toujours été fidèle à lui-même. Le nom Matoub Lounès est synonyme d'audace de courage et d'espoir pour tout le peuple Berbère qui ne cessera de le regretter. Il tellement fait avancé notre cause berbère qu'on ne peut pas l'oublier. Quoi qu'il arrive il restera à jamais graver dans nos mémoires. Un jour il a dit cette phrase que j'aime beaucoup : « je suis une grenade dégoupillé, J'explose dans les mains de ceux qui croient me manipuler ... »
C'est mon chanteur préféré et pour moi c'est le meilleur.

# Posté le mardi 03 février 2009 14:16